Réseau
Réseau
Autonomie réelle des antennes et des nœuds optiques, comptage des supports qui couvrent une adresse. Ce que le réseau tient vraiment sans électricité.
Le réseau ne tombe pas, il se dégrade
Une coupure réseau ne se raconte pas comme une coupure de courant. L’électricité s’arrête d’un coup ; le réseau, lui, se dégrade.
La résolution des noms de domaine échoue avant le transport, les services tiers lâchent avant les liens physiques, et la panne se manifeste d’abord comme une lenteur inexplicable.
C’est pourquoi la question utile n’est pas « le réseau fonctionne-t-il ». Elle est : qu’est-ce qui tombe en premier, et combien de temps avant ?
Le réseau dépend du courant, plus que de lui-même
C’est le fait le plus contre-intuitif de ce système, et il est documenté.
Lors de la tempête Ciaran, un opérateur a constaté que 90 % de ses sites indisponibles l’étaient faute d’électricité. Pas à cause de câbles rompus ou de pylônes abattus : à cause du courant.
Les durées d’autonomie donnent l’échelle. Un nœud de raccordement optique tient 2 à 4 heures pour les services grand public. Les réseaux cellulaires publics, au mieux une heure — quand les usages de crise en exigeraient quarante-huit.
Autrement dit, la résilience du réseau est d’abord un problème électrique. Documenter ce système sans documenter l’électricité serait une erreur de méthode.
Ce que ce système documente
L’autonomie réelle des équipements, d’abord, avec les écarts entre ce qui est déclaré, ce qui est mesuré et ce que les retours d’expérience de tempête révèlent.
Le comptage des infrastructures qui couvrent une adresse, ensuite. Les données ouvertes de l’Agence nationale des fréquences permettent de compter les supports et les opérateurs d’une commune, et de mesurer la redondance réelle. Elle est plus faible qu’on ne le croit : dans les deux communes que nous avons testées, 65 % et 70 % des supports ne portent qu’un seul opérateur.
Les dépendances cachées du bâtiment, enfin. Un immeuble équipé d’une alarme, d’un interphone connecté et de compteurs télérelevés fonctionne rarement hors ligne — non par choix technique, mais parce que le mode dégradé n’a jamais été testé.
Ce que nous ne publierons pas
Les débits d’un maillage radio de voisinage. Aucune mesure indépendante n’existe : les seules sources disponibles sont des contributions de collectivités, sans évaluation tierce.
Les débits et latences d’une liaison satellite de secours en France. Aucune source publique française ne les publie.
Les statistiques européennes d’incidents réseau appliquées à la France. La France ne contribue pas à cette collecte : les citer pour notre pays serait une erreur de périmètre invisible au lecteur.
Et aucune portée d’antenne en kilomètres. Les données ouvertes donnent les azimuts et la hauteur du support, jamais le rayon couvert.
Guides sur ce système
Itinérance d'urgence entre opérateurs, pas contre une panne de courant
Une itinérance des numéros d'urgence existe entre opérateurs, mais elle suppose un réseau alimenté. Les seuils de déclaration, et ce qui n'est pas publié.
La fibre ne survit pas à la coupure, et c'est documenté
Les autonomies réellement publiées pour la fibre et le mobile, ce que les tempêtes Ciaran et Chido ont mesuré, et les durées que personne ne publie.
Quatre opérateurs ne veulent pas dire quatre pylônes
Les données ouvertes de l'ANFR permettent de compter les supports radio et les opérateurs d'une commune. Méthode rejouable, et ce que le comptage ne dit pas.
Le régulateur nomme les équipements concernés, personne ne les compte
Téléalarme d'ascenseur, interphone, alarme, télérelevé : ces équipements dépendent de réseaux dont l'extinction est datée. Ce qui est chiffré, et ce qui manque.
Deux crises documentées, aucun débit publié, une dépendance constatée
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Quarante-huit heures visées, aucune autonomie mesurée publiée
Une métropole française a testé un réseau radio autonome en coupure totale. Ce qui est publié de ce dispositif, et les chiffres qui manquent.
Ce n'est pas le vent qui coupe le réseau, c'est l'électricité qui manque
Courbes de perte et de rétablissement réellement mesurées après Chido, Ciaran et Alex. Ce qui casse le réseau, et ce qui retarde sa réparation.
Questions fréquentes
Combien de temps le réseau tient-il après une coupure de courant ?
Moins longtemps qu'on ne l'imagine. Un livre blanc d'avril 2025 donne 2 à 4 heures d'autonomie pour un nœud de raccordement optique grand public, et au mieux une heure pour les réseaux cellulaires publics. Les usages de crise en exigeraient 48 heures.
Quatre opérateurs signifient-ils quatre pylônes ?
Non. Les données ouvertes de l'Agence nationale des fréquences montrent qu'à Istres, 26 supports sur 40 ne portent qu'un seul opérateur. Mais l'inverse existe aussi : un pylône portant les quatre opérateurs les coupe tous les quatre s'il tombe.
Une panne réseau ressemble-t-elle à une panne de courant ?
Non, et c'est ce qui la rend difficile à diagnostiquer. L'électricité s'arrête d'un coup ; le réseau se dégrade. La résolution des noms de domaine échoue avant le transport, les services tiers lâchent avant les liens physiques, et la panne se manifeste d'abord comme une lenteur inexplicable.